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Crédit-temps / Interruption de carrière - Nouvelle mesure transitoire
18 Mars 2012
Une nouvelle mesure transitoire a été décidée pour permettre aux travailleurs de pouvoir prétendre, sous certaines conditions, aux allocations d'interruption sur la base de l'ancienne ...
Vous aussi pensez qu'il est important que notre société redonne du temps au famille. Vous aussi aimeriez pouvoir consacrer le temps nécessaire à vos enfants pour ...
Les prochaines réunions de travail auront lieu le mardi 8 mai à 09h30 à 12h00 et le mercredi 13 juin de 09h45 à 12h00 dans les locaux de ...
Monsieur le Premier Ministre,
Tout d'abord nous voulons vous remercier d'avoir accepté et... réussi... à former un nouveau gouvernement qui, espérons-le, arrivera à surmonter toutes les difficultés qui l'attendent.
Vous avez dit deux choses qui ont particulièrement retenu notre attention :
1. il faut prendre en compte TOUS les citoyens.
2. il faut créer des jobs (sic).
Nous sommes une catégorie ignorée et, par le fait même négligée, de citoyen(ne)s regroupé(e)s dans l'Association Femme/Homme et Foyer.
Son objectif principal est de faire reconnaître comme un vrai travail la présence d'un parent auprès de son enfant ou d'un proche malade, handicapé ou âgé (le care) lequel, dans le cas contraire, serait à charge de la société. Tout parent doit avoir le droit et le libre choix d'exercer un travail professionnel ou un travail familial au foyer, le temps nécessaire, sans que des pressions psychologiques ou financières le conditionnent.
Nous tombons dans les deux « programmes » que vous souleviez.
Si la Belgique arrive à respecter les recommandations du traité de Barcelone et crée, dans ce but, des places d'accueil pour 33% des enfants, les autres seront et sont pris en charge par un parent au foyer. Il faut rappeler que, contrairement à l'enfant resté à la maison, la crèche coûte à la collectivité près de 1.000 € par mois et par enfant (voir en annexe les données émanant de Crèchinvest, société spécialisée dans le développement de crèches).
Conscientes de l'état de crise dans lequel nous vivons actuellement et qui oblige l'ensemble des citoyens à modérer leurs revendications, nous voudrions cependant insister sur deux points qui nous semblent essentiels : la réinsertion professionnelle des femmes dites « rentrantes » et les pensions des femmes travaillant à temps partiel pour raisons familiales.
· Lors de l'embauche d'une « personne rentrante », octroyer à l'employeur les avantages identiques (primes, réduction de cotisation, etc.) prévus lors d'engagement de bénéficiaires d'allocations de chômage.
Nous demandons (outre Activa et Ape déjà acquis) les mêmes conditions, en tenant compte des années prestées avant l'interruption volontaire pour raisons familiales.
· Prendre en compte, pour le calcul de la pension, les périodes consacrées à la prise en charge familiale que ce soit à temps plein ou partiel.
Tout miser sur l'augmentation de places en crèche ou en home est utopique.
Tout miser sur le travail extérieur l'est tout autant : tout le monde le sait.
Et comme il « faut créer des jobs », une possibilité serait de transformer ce travail de soins et d'éducation en emploi.
Les demandes de FHF s'inscrivent dans un esprit de qualité de vie, de justice, de solidarité et d'investissement à long terme, lequel reconnaît autant l'éducation et les soins dispensés par la famille que ceux prestés par des professionnels de la petite enfance et des personnes dépendantes.
C'est le même travail, un vrai métier. Il mérite reconnaissance.
Nous espérons vivement que votre politique gouvernementale prendra nos préoccupations en compte et vous remercions de votre bonne attention
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de notre haute considération.
Aline EVERARD
Présidente
